Position de l’Eglise sur la Passion de Jésus

Au cours de l’histoire il s’est développé un fort antisémitisme dirigé contre les Juifs. En tant que chrétiens, nous reconnaissons nos fautes et nous demandons pardon. A la lumière de l’encyclique Nostra Aetate, il nous faut reconsidérer en profondeur les relations entre juifs et chrétiens.

 1965 Concile Vatican II

« Encore que des autorités juives, avec leurs partisans, aient poussé à la mort du Christ (13), ce qui a été commis durant sa passion ne peut être imputé ni indistinctement à tous les Juifs vivant alors, ni aux Juifs de notre temps. (…)D'ailleurs, comme l'Eglise l'a toujours tenu et comme elle le tient, le Christ, en vertu de son immense amour, s'est soumis volontairement à la passion et à la mort, à cause des péchés de tous les hommes et pour que tous les hommes obtiennent le salut. Le devoir de l'Eglise, dans sa prédication, est donc d'annoncer la croix du Christ comme signe de l'amour universel de Dieu et comme source de toute grâce.»
 

1974 Documents du Vatican

« C’est le même Dieu ‘inspirateur et auteur des livres des deux testaments’
(Dei Verbum 16) qui parle dans l’ancienne alliance et la nouvelle alliance. »

« L’Ancien Testament et la tradition juive fondée sur celui-ci ne doivent pas être opposés au Nouveau Testament, de telle façon qu’ils semblent n’offrir qu’une religion de la justice seule, de la crainte et du légalisme, sans appel à l’amour de Dieu et du prochain. »
Livre du Deutéronome. 6,5 ; du Lévitique 19,18 ; de l’Evangile de Matthieu 22, 34